Merci AmazonStop !

 

J’adoooore cette vidéo ! No, seriously

Si si, c’est vrai, et il n’y a aucune ironie dans ce propos. Enfin … pas tout de suite.

Je suis un vrai fan de ces vidéos. J’ai beau faire, je n’arrive pas à me passer de ce grain d’image, ces plans larges, ces travellings, ces incrustations tellement chics et harmonieuses. Bon, la musique de fond n’est pas terrible c’est vrai mais ce n’est pas grave car la voix … ah cette voix. Mais où trouvent-ils cet acteur ? Ben oui, vous n’avez pas remarqué ? C’est toujours la même voix, dans toutes les vidéos de présentation des dernières start-ups à la mode et de lancement de produits technos à la con ! Ce gars-là, je vous jure, c’est l’homme le plus riche de Californie …

Et les personnages ? Ils sont tous beaux, dans leur genre. Pas de gros, pas de vieux, pas d’acnéiques non plus. Le monde entier s’est retrouvé dans ce magasin sauf peut-être quelques femmes voilées c’est vrai, mais c’est juste que ça ne colle pas terrible avec la reconnaissance visuelle ! D’ailleurs, le magasin est fermé les jours de grands froids : impossible de faire ses courses avec une écharpe et un bonnet. Hein ? Ah. On me dit dans l’oreillette qu’Amazon s’en fout car à Palo Alto il fait rarement froid.

C’est peut-être ça qui me gratouille depuis le début … A part sur le campus de Google, je ne vois pas où ce magasin pourrait s’installer. Tout le monde y vient à pied ou à vélo donc pas besoin de caddie ! Ils y sont tous jeunes donc pas de moutard dans les pattes tenté de toucher les rayons. Pas de racaille non plus – ben non il n’y a pas de racaille à Palo Alto – et ça c’est pratique pour éviter la présence de gros malabars à l’entrée.

Le petit hic tout de même c’est qu’à Palo Alto on est très sensible aux horreurs du numérique. Ben oui, c’est « on » qui les crée ! Alors qu’ils acceptent la reconnaissance visuelle dans un magasin et l’intégration à leurs paniers Amazon, j’ai un doute … (je vous renvoie d’ailleurs sur ce sujet au formidable livre « L’homme nu » de Marc Dugain et Christophe Labbé que vous pourrez dévorer pour Noël grâce à votre don sur le site du collectif gratuitcgratuit.com).

Cela va marcher. Même si je n’imagine pas encore tout-à-fait bien comment Mme Michu, son mari et leurs 3 chiards vont se dépatouiller le samedi après-midi dans ce magasin pour payer une partie en liquide (ben oui Mr Michu gagne souvent au PMU), une partie en trois fois sans frais et la dernière sous le sweat-shirt du petit ?

Je blague.

En fait ce qui me passionne, c’est la sortie prochaine d’AmazonStop. La révolution dans le secteur de la santé !

Afin de lutter contre l’obésité (en dehors de Palo Alto où elle est interdite) AmazonStop va analyser la composition de tous les produits que vous souhaitez acheter dans le magasin avant même que vous vous approchiez du rayon. Le module PAI (predictive artificial intelligence, bande de nuls) développé par les ingénieurs de 22 ans d’Amazon est en effet très puissant ! Dès lors, une vibration de votre smartphone ou, suivant l’accord passé avec votre mutuelle, une décharge électrique dans le bracelet AmazonRing, vous incitera à ne pas acheter ce produit néfaste pour votre santé. Quelle avancée !

Mais rassurez-vous consommateurs, nous ne sommes pas dans une dictature numérique comme le prétendent certains activistes de mauvaise foi gaucho-liberto-réfractaires au progrès : vous pourrez bien-sûr vous procurer librement ce produit. Il se peut juste que vous ne soyez plus vraiment complètement couverts pas votre mutuelle, mais on va pas chipoter…

#çavamalfinir

 

Restons connectés !

François

 

REC

– Papa 

– Oui ma chérie ?

– Tu pourrais me faire une application mobile ?

– Oui bien-sûr ma poulette. Tu as déjà une idée ?

– Etre riche et célèbre

– Une application mobile pour aider les gens à devenir riches et célèbres ? C’est …

– Mais non je m’en fiche des gens ! C’est pour que JE devienne riche et célèbre …

– Ahhh … bien-sûr !

 

 

Avec le recul, je crois que Norman, Cyprien, Squeezie et les autres nouveaux intellectuels du 21ème siècle, ont peut-être une influence légèrement négative sur mes gosses !

 

22 v’là le client !

– Bonjour Boss

– Salut Mike

– Euh … moi c’est Jo, Boss

– Ah oui ? C’est pas Mike le DRH ? Bon, on s’en fout … A propos de « Paradise » …

– Le plan de licen… d’ajustement qualitatif des compétences et d’employabilité du capital humain ?

– Hé hé .. oui voilà … Bon, on va se déba… ajuster qualitativement de 78% le marketing.

– 78% ? Ah oui quand même …

– Oui et c’est scientifique, j’ai lu sur LinkedIn que le Service aux Clients n’était que le 10ème de leurs enjeux prioritaires et cela ne concernait que 22% d’entre eux donc …

image

– Vous êtes forts en calcul Boss …

– Je vous laisse trouver l’arrondi Mike.

 

OK, OK, vous allez vous dire « tiens revoilà le réac du marketing à la papa« . Et vous n’aurez pas complètement tort. Mais cette étude m’a fait bondir de mon canapé. Les marketeux auraient-ils complètement perdu la boule ? Ont-ils oublié qu’avant de se faire plaisir avec des joujoux de plus en plus sophistiqués, leur métier consistait à faire du business ? Ou croient-ils au contraire que tout va bien, que leurs clients sont pleinement satisfaits de leurs services et pour longtemps, et qu’ils peuvent se consacrer à autre chose ?

J’ai un mal fou en effet à croire que pour 37% d’entre nous l’enjeu prioritaire soit le CRM et son pendant « social ». A moins que …

A moins que cette réponse soit avant tout le symptôme de notre malaise face à ce nouvel impératif d’établir une « relation privilégiée avec nos clients ».

Aaahhh … cette « relation-client », le nouvel eldorado des agences en mal de concepts qui ont trouvé là un substitut financier à la publicité, aujourd’hui « so 90’s » … C’est vrai que justifier une campagne télé à 5 millions devant un CoDi de financiers est un peu plus compliqué aujourd’hui que de demander 100 000 boules pour une prestation de RTB sur la DMP installée par SF.com !

Bon, établir une relation avec nos clients au-delà de la période de facturation n’est pas nécessairement une mauvaise chose (enfin suivant le montant de la facture ;-)). Il n’est pas complètement idiot de vouloir même essayer de comprendre qui ils sont, ce qu’ils veulent et comment ils vivent leur expérience avec nos marques. Et on ne fera pas de mauvais esprit ou chipotera en faisant remarquer que peut-être nos clients sont très bien sans nous et ne souhaitent pas entrer dans une « relation privilégiée » …

Mais quand même !

Dans les années 90 la relation-client a été confiée à ce qu’on appelait à l’époque le « Service Clients ». Évènement essentiel car les consommateurs avaient enfin un moyen de parler avec l’entreprise. « Parler » ou plutôt « Hurler », « Gueuler », « Menacer », « Gnagnater », … Lettres d’insultes ou comminatoires, avec ou sans AR, avec ou sans la mention « CC à la DGGCRF et l’UFC-Que Choisir, na ! ». On a vu (véridique) certains clients en venir à s’enchainer devant le siège social pour plaider leur cause …

Rarement lié en direct au Marketing, ce service avait un pouvoir qu’il ignorait (ou pas) : l’accès direct au PDG qui, le pauvre, était le destinataire de ces missiles … pardon … missives. Marketing et Ventes se retrouvaient donc comme les causes de tous ses petits malheurs. Toujours est-il que les commerciaux étant le plus souvent en vadrouille ou au café, il ne restait sous la main que ces malheureux colorieurs d’affiche.

Pan !

On pensa que l’Assurance Qualité qui pointait son nez allait rendre cela tellement indigeste qu’on pourrait revenir tranquillement à nos petites affaires et notamment comment transformer le Minitel en business, mais le ver était dans la banane … ou la pomme peut-être ?

Grave erreur. Pour une raison encore inconnue, il s’avéra que ces consommateurs casses-bombons émurent nos dirigeants. Il faut dire qu’ils avaient raison … et que M6 inventa Capital !

Depuis, c’est l’horreur. De la Relation-Client on est passé à l’Expérience-Client, ce que nous appelions dans nos équipes moins pompeusement la « Fidélisation ».

Mais la nature à horreur du vide et les financiers de doublons.

 

 

Restons connectés

François

 

Le baromètre du moral marketing, c’est dès aujourd’hui et uniquement sur Humeurs-Marketing.com !

Marketeuses, marketeux,

Cette humeur est pour vous, ça me fait plaisir. Comme c’est aujourd’hui la rentrée (oui un consultant bosse quand il veut … enfin quand il peut surtout) il est probable que vous avez été occupés par les 3500 emails reçus pendant vos 2 jours de congés, les 7 avis de réunions pour demain qui sont tombés en votre absence et envoyés par des juilletistes vicieux, votre plan d’actions qui a été revu et corrigé par la DG sur la plage (oui les DG travaillent sur la plage) et vos commerciaux qui sont à fond-les-ballons, les canines aiguisées, les griffes sorties et prêts à bouffer de la Centrale d’Achat car « cette année, on compte sur vos opérations marketing brillantes ».

Bref, c’est reparti comme en 14 sauf que vous venez à peine de peler …

C’est donc le moment idéal pour prendre la température et recueillir, pour cette deuxième édition du baromètre du moral des responsables marketing, votre « comment ça va ? ».

Les résultats de la première édition avaient été particulièrement intéressants et pour ceux qui ne les avaient pas vus, ont été publiés par nos amis et partenaires de e-marketing.fr. Néanmoins quelques grincheux ont fait remarquer que 94 répondants, c’était quand même pas terrible. Je ne suis pas du genre susceptible (d’autant qu’une fiche S a été immédiatement ouverte à leur encontre) et je dois reconnaître que nous pouvons mieux nous faire entendre, camarades.

C’est pourquoi, par les pouvoirs qui me sont conférés et la volonté de Kim Jong-Un, la réponse au baromètre est désormais obligatoire. C’est aussi très bon pour la santé et ça rend le poil plus lisse.

Alors, toi aussi, marketeux, clique sur le lien ci-dessous (« cliquer » ça veut dire appuyer avec l’index (tu sais, le doigt qui montre la lune) sur le bouton de la souris (le truc rigolo qui est attaché à ton ordinateur par un fil)) :

https://fr.surveymonkey.com/r/baro2

Grande nouveauté pour cette deuxième édition : en collaboration avec madata.fr, nous vous ferons parvenir gratuitement (oui, oui, gratuitement) l’analyse des résultats pour VOTRE entreprise. Comment faire ? Aussi simple que de demander à votre collaborateur de refaire son brief agence car là, franchement, c’est pas clair :

  1. vous choisissez votre propre code (le nom de votre entreprise par exemple),
  2. vous l’envoyez simplement par email à barometre@madata.fr
  3. vous (et vos collègues) entrez ce code dans la case Baromètre+ en question 14

Toute l’armée de consultants de madata.fr, tous statisticiens chevronnés à lunettes, produira pour vous une analyse personnalisée des résultats vous permettant notamment d’avoir un benchmark avec l’ensemble des répondants. Bien-sûr ces résultats sont confidentiels et anonymes.

Je compte vraiment sur vous pour remplir bien sûr le questionnaire et surtout ensuite encourager vos amis, collègues et collaborateurs à le faire. N’hésitez pas à twitter, facebooker, linkediner et viadeodoriser le lien.

Un grand merci par avance,

François

Merci Hubert !

Bon, soyons clairs, il va m’être difficile dans ce post d’apporter un « regard décalé » sur l’affaire Uber tellement nous entendons depuis quelques jours tout et son contraire, et vice-versa. Allez trouver un avis original avec tout ça !

Sur i-télé, pas plus tard que ce matin, je me suis surpris en effet à lever le bras, le poing fermé, debout sur le canapé et entonner l’Internationale en écoutant l’ami Besancenot. Quelques minutes après, sur BFM chez Bourdin, je pris ma carte républicaine en buvant les paroles de Guaino … Bon, je reconnais que sur LCI, un quart-d’heure plus tard, Bruno Leroux me fit heureusement ricanner à nouveau. La faute à pas de chance …

Merci Hubert. Oui, merci !

Pour la première fois, véritablement, la « net-economie » devient une question politique, un débat de société. On va pouvoir arrêter de regarder, béat, de fringuants jeunes entrepreneurs lever des millions pour une i-connerie de plus. Les médias vont ranger leurs reportages lénifiants et complaisants sur LA start-upeuse qui a bien-du-mal-dans-ce-monde-d’hommes (mais qui se fout du monde comme eux en jurant que son appli était réservée au plus de 16 ans et qu’elle ne comprenait pas pourquoi des gamins s’en servaient … oh c’est pas ma faute …).

L’affaire Uber révèle en effet au grand jour un secret de polichinel : la net-économie est bien la fille cadette de l’ultra-libéralisme !

Accumulations de richesses pour un petit nombre, à la recherche d’une rente idéalement monopolistique, détournement des réglementations et régulations, exploitation sociale, cynisme économique et mépris de la démocratie … Ah bon ? C’est vrai ? On m’aurait menti ? C’est pas tous des gentils garçons qui jouent avec leurs iPhone et qui ont des supers idées innovantes tellement 2015 qui nous changent de l’industrie lourde et graisseuse so 80’s ? …

Faut dire quand même qu’Uber fait fort ! Je ne sais pas si vous avez entendu hier le gros « FUCK » du président d’Uber France suite à l’arrêté préfectoral d’interdiction à Paris, mais c’était quand même gonflé !

Bon, je ne rentrerai pas dans ce débat aujourd’hui. Bien trop complexe pour un marketeux. Non non n’insistez pas ! OK … un peu alors …

Et oui Jamie, car dans Uber, il y a bien dû y avoir un marketeux à un moment ou un autre. Et c’est quand même là où on doit tous collectivement s’interroger : imaginez vous un instant à San Francisco dans l’Open-Space d’Uber entre un bay-foot et un siège massant … Oui on est bien … bon, Mike arrive avec son analyse PESTLE tout fiérot :

Lancement d’Uber France chez ces bouffeurs de fromage

Analyse PESTLE – NSA approved

  • Politic : who cares about them anyway, they are playing with immigration right now
  • Economic : liberal government trying to deregulate to please its creditors
  • Social : ideal with 10% unemployment my friend !
  • Technological : yeahhhh we are the masters of the Univers
  • Legal : wtf nobody understand anyway
  • Environment : not our problem we are digital

Et vous qu’auriez-vous fait ?

Rien que pour ça, moi je dis : Merci Hubert !

Restons connectés,

FG

PS : je n’ai jamais fait appel à un Uber, ni un VTC, ni un taxi … Ah Hubert vous tombez bien, on va pas prendre la Rolls pour aller déjeuner chez McDo ce midi, ça passe pas au Drive

Faaaatigué !

Amis lecteurs,

A ceux qui, vigilants, avaient lu et cru qu’ils auraient désormais un billet d’humeur tous les vendredi, je présente mes plus sincères excuses littéraires. Aux autres, je leur conseille d’être quand même un peu plus attentifs, nous ne sommes pas sur un blog de djeuns !

Je vous dois néanmoins a minima un explication : je suis fa-ti-gué, crevé, épuisé, exhausted (un peu d’anglais ça ne fait pas de mal) … C’est simple, je ne sais plus où donner de la tête, alors trouver un sujet … Même sur @humeurmarketing je n’ai plus la force de trouver 140 caractères …

Depuis plusieurs années on était tous, tranquille-émile, sur nos problèmes de fans sur Facebook. Et pis là : patatra ! En quelques mois, on passe de la Big Data aux objets connectés, et à peine le temps de souffler et de créer un Start-Up Program que tout ça est dépassé par l’Expérience Client. Le Content Marketing a pris la place du Digitaaaal Marketing dans les discussions savantes. On était fiérot avec notre CRM tout neuf qu’on le remise déjà pour un programme de Marketing Prédictif tellement plus 2015 …

Et là, moi je dis : NON !

Non vraiment. A vous, agences de com qui cherchez désespérément de nouvelles sources de rémunération à défaut de trouver de nouvelles idées, et à vous, grands groupes de data qui avez trouvé le moyen de quitter l’étage des informaticiens pour rencontrer la direction générale, je dis STOP. Calmez-vous, prenez votre temps, arrêtez de gâcher de la came.

Ce n’est pas comme ça qu’un marketeux fonctionne, vous allez le perdre là. Beaucoup trop vite, beaucoup trop varié. Non, non. Il faut savoir un seul truc pour bien s’y prendre. C’est la règle de 3 ! Oui un marketeux sait compter au moins jusqu’à 3 (pour la plupart) : 1 an pour accoucher d’une idée, 1 an pour convaincre son chef de la déployer, 1 an pour trouver la bonne excuse qui expliquera que cette idée, qui n’était pas la sienne, était bien sûr complètement pourrie.

Donc on va reprendre tranquillement là où on s’était arrêté et se concentrer sur un phénomène en plein essor et pourtant toujours aussi peu connu : comment faire un tableau croisé dynamique sur excel.

J’ai dit une iConnerie ?

Restons connectés

fg

End-Up

[Déjeuner pascal en famille. Et comme on dit chez nous : gigot d’agneau, mémé aux fourneaux]
– Alors Mathilde, ma chérie, dis nous ce que tu veux faire comme métier quand tu seras grande ?
– Moi plus tard je ferais starteupeuse.
– Starteupeuse ? Oh … comme ton père ! Tu as entendu mon minou ? Tu as vraiment une bonne influence sur ta fille. C’est difficile ma chérie tu sais, il faut beaucoup travailler, être très courageux comme lui. [oui vous avez noté que ma mère est très objective et m’appelle encore mon minou à 42 ans mais ça, le premier qui le répète …]

– Ah non mamie, moi je veux pas être consultante, je veux gagner de l’argent. Je préfère être starteupeuse : une idée, une levée de fonds, je revends tout de suite et après je m’installe en Californie, wouesh !
– …
– …

[oui il y a vraiment eu un long blanc]

– Quelqu’un veux encore un peu de gigot ?

Vous l’avez compris, cette humeur va être consacrée AU phénomène de mode de cette dernière année : les Start-Up !

Qu’est-ce donc qu’une Start-Up ?

Wiki a dit qu’une Start-Up était « l’avenir de la nation, une entreprise merveilleuse qui n’a pas de représentants syndicaux, où l’on travaille dans la joie sans compter ses heures, les yeux à 20 cm de l’écran, le dos courbé et un casque dans les oreilles, payé en fantasmes, indemnisé en espoirs … ». Euh je crois qu’il faudrait peut-être qu’ils vérifient leurs contributeurs nos amis de wikipédia car ça c’est du hackeur-medef ou je ne m’y connais plus.

Non une Start-Up c’est …

Deux types de 22 ans, à peine sortis de la JE d’une école de commerce et pas encore dessaoulés de leurs soirées du jeudi qui s’associent pour lancer une application révolutionnaire qui permet de publier un texte de 77 caractères et de le montrer au Moooooonde. Oui c’est comme Twitter mais en mieux car on peut même changer la police et la couleur des mots et en plus ils ne feront pas la même erreur que ces cons de ricains : ce sera payant pour écrire ET pour lire !

Leur programme : ben surtout, surtout, devenir les Maîtres du Monde dans 3 ans en revendant leur affaire à Google ou Amazon pour 250 millions de dollars. Oui on est en France, on parle en millions de dollars, pas aux Etats-Unis où on parle en milliards d’euros. Comme ils ne veulent pas casser leur Livret A, le papa de l’un a trouvé un business-angel provincial qui veut s’encanailler à la Capitale et la maman de l’autre connaît le filleul de la tante du chef de service qui travaille à côté du responsable de la pépinière d’un grand groupe où, à défaut d’avoir des idées, on a de l’argent.

Ah, désolé, on me dit dans l’oreillette que je suis un vrai has-been frustré : on ne parle plus de pépinière mais de Start-Up Program et de Business Lab’ !

Parce que nos 2 compères sont français, ils font leurs présentations Powerpoint en anglais : ça valorise les business-angels provinciaux, ça en jette au près des grands groupes et le jour où kickstarter.com autorisera les français à participer, ils seront prêts à lever 50 millions de dollars pour leur appli. Bon il faudra aussi qu’ils la traduisent en vrai anglais car à l’école les cours de langue c’était le vendredi matin …

L’appli est lancée.

C’est vrai, les débuts sont difficiles : 4 téléchargements par jour … mais c’est du qualitatif. La preuve : près de 20% laissent leur adresse e-mail. OK 90% sont des anciens potes de l’ESC mais quand même …

Au bout de 2 mois ce faignant de développeur demande à recevoir un chèque ! Un chèque ??? Complètement 2013 … On le vire.

Le notaire ne monte plus aussi souvent.

Le CEO a été promu au Libéria pour monter la filiale. Après tout c’était un spécialiste en Start-Up.

Le chef d’agence n’est en fait qu’un sale con de banquier et en plus c’était pas le chef de l’agence.

La moitié du Livret A de l’un a finalement payé l’URSSAF. La moitié de celui de l’autre a permis d’acheter le Kotler-Dubois Edition 19. C’est marrant, en fait ils n’auraient peut-être pas dû sécher les cours de marketing, mais c’était le jeudi aprés-midi …

Restons connectés !
fg